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La physique de l’infiniment grand l’infiniment petit

Andrew Gilbert soutient son HDR

27 août 2026

le jeudi 3 septembre 2026 à 10h00 dans l’amphi 2 du BEM

Andrew Gilbert soutient son HDR le jeudi 3 septembre 2026 à 10h00 dans l’amphi 2 du BEM

Precision measurements of Higgs and electroweak boson production with the CMS detector at the LHC

Le LHC nous a ouvert une vision sans précédent de la nature du modèle standard aux hautes énergies. Dans cette soutenance, intitulée « Mesures de précision de la production du boson de Higgs et des bosons électrofaibles avec le détecteur CMS au LHC », j’expliquerai pourquoi ces mesures sont à la fois essentielles et complémentaires au grand nombre de recherches directes de nouvelles particules qui ont été menées à ce jour. L’histoire commence il y a un peu plus de dix ans, lorsque les collaborations ATLAS et CMS ont décidé de mener une analyse conjointe de leurs données de Run 1 (2011-2012) afin d’obtenir les meilleures contraintes possibles sur les propriétés et les couplages du boson de Higgs récemment découvert. Cette analyse représentait une prouesse à la fois physique et technique, qui a permis d’observer la production par fusion de bosons vecteurs et les désintégrations en leptons tau, mais qui a nécessité l’ajustement statistique le plus vaste et le plus complexe de ce type.

Au cours des années suivantes, l’ensemble de données beaucoup plus important de Run 2 (2015-2018), collecté à une énergie plus élevée dans le centre de masse, a permis de mettre en évidence des processus beaucoup plus rares impliquant le boson de Higgs, tels que la production associée de paires de quarks top et la désintégration en paires Zγ. Nous nous tournerons également vers l’avenir et vers la précision ultime attendue avec le High Luminosity LHC.

La quête de précision ne se limite pas à le boson de Higgs. Nous verrons comment les mesures des processus électrofaibles, telles que la production de paires de bosons faibles, constituent des sondes sensibles aux effets au-delà du Modèle standard qui pourraient se produire à des énergies inaccessibles directement au LHC. Le cadre de la théorie des champs effective offre un moyen cohérent d’explorer tous les écarts possibles par rapport au modèle standard. J’expliquerai en quoi ces effets peuvent être subtils, ce qui nécessite une analyse angulaire minutieuse des particules de l’état final afin d’optimiser notre sensibilité. Enfin, je montrerai comment la combinaison de nos mesures de précision provenant des secteurs du Higgs, de l’électrofaible, du top et d’autres secteurs constituera la sonde indirecte ultime de la nouvelle physique au LHC.